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 [Seigneurie de Mérite] Monpazier

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zoyah



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MessageSujet: [Seigneurie de Mérite] Monpazier   10.08.12 21:49

MONPAZIER

_ _


HERALDISME
Fief Seigneurial

Seigneur actuel : -
Ancien(s) seigneur(s) : -

Blason : De gueules au château de trois tours d'argent ouvert, ajouré et maçonné de sable, posé sur un mont de sinople

Ancien(s) nom(s) : Castrum Montis Pazerii (1293)
Nom des habitant : Monpaziérois, Monpaziéroises

Situation géographique : Située dans le sud du Périgord, aux frontières de l'Agenais, à 45 km de Bergerac et 45 km au sud de Sarlat, la ville se situe tout près du Dropt.


HISTORIQUE

  • Apparaît au XIIIe sous une forme latinisée dans Castrum Montis Pazerii. Il est donc possible que Monpazier vienne de montipasseri ou de mont paciarus, «mont de la paix». De forme occitane, il se compose de mont, issu du latin mons, montis et de Pazier, un dérivé de patz qui provient, comme le français paix, du latin pax.



  • Bastide anglaise



  • La bastide de Monpazier fut fondée, en 1284, au nom d'Edouard Ier d’Angleterre, par son sénéchal Jean de Grailly qui, en 1285, passa un contrat de paréage avec Pierre de Gontaut, seigneur de Biron. Ce dernier apporta les terrains, en l’occurence le mont Pazerii, recouvert d’une forêt dense. Ce site offrait bien des avantages stratégiques : il contrôlait la route reliant l’Agenais au sud du Périgord et complétait ainsi la zone de défense déjà entreprise avec la création successive de Lalinde, Beaumont et Roquepine. Aux termes de cet acte, l’administration et l’exercice de la justice furent partagés entre le duc d’Aquitaine et le seigneur. Une moitié des impôts revenait à chaque partie.



  • Le premier bayle fut Bertrand de Panissols qui se révéla un administrateur avisé et respecté de tous. Les marchés du jeudi et les foires annuelles des Ier mai, 6 août et 18 novembre attirèrent les foules. Le calme régna et la bastide devint prospère.
  • Au cours de la Guerre de Cent Ans, Monpazier passa et repassa de la domination des Capétiens à celle des Plantagenêts. Ce n'est que sous le règne de Charles V, roi de France de 1366 à 1380, qu'elle devient définitivement française, et ce, en 1369. Entre temps, elle fut reprise par les Français pas moins de quatre fois entre 1303 et 1369. C’est ainsi qu’en 1303, Philippe le Bel confisque l’Aquitaine au traité de Paris et place Monpazier sous son autorité en 1312. En 1316, Edouard, le second, reprend la bastide jusqu’en 1327, où elle redevient française pour une période de vingt ans. Après quoi elle repasse aux mains du comte de Derby pour une courte période de quatre ans. Puis à nouveau française jusqu’en 1360, date à laquelle elle redevient une dernière fois anglaise, par le traité de Brétigny, jusqu’en 1369. En plus des affres provoquées par la guerre, la bastide connut les années de disette, puis ce fut l’année de la fièvre typhoïde et enfin en 1350, la peste noire qui ravageait le Midi de la France.

  • Dès 1557, la Réforme, encouragée par les seigneurs de Biron, inaugura une nouvelle ère de violence. En 1574, la bastide est livrée par trahison au chef huguenot Geoffroy de Vivans qui s’illustrera plus tard dans la prise de Domme.
  • À la fin du siècle (1594), Monpazier joua un rôle majeur dans la révolte des Croquants du Périgord. 8000 croquants s’y rassemblèrent en 1637 sous les ordres de Buffarot, un tisserand des environs, qui fut fait prisonnier et roué vif sur la grande place, un jour de foire…



MONUMENTS
  • Vestiges préhistoriques et antiques
      .

  • -Architecture civile
    • La Bastide
      Plan de la Bastide de Monpazier
      C’est la bastide la mieux conservée du Périgord avec ses 32 monuments classés. C’est aussi la plus harmonieuse. Elle est d’ailleurs considérée comme la bastide «modèle» parmi les 350 à 400 bastides du Grand Sud-Ouest. Retenu par Viollet le Duc, le plan de Monpazier est devenu au XIXe Siècle, le plan théorisé des bastides. On y retrouve la conception de la ville idéale selon Eiximentis au XIVe siècle, ville au plan orthogonal.
      La bastide de Monpazier fut créée a novo, c’est-à-dire qu’elle a surgi de terre dans une zone dépourvue de constructions antérieures.
      Inscrite dans un quadrilatère parfait de 400 m sur 220 m, dont le grand axe est orienté Nord-Sud, des rues droites de 8 mètres de large courent d'une extrémité à l'autre parallèlement aux grands côtés, entrelacées de rues transversales secondaires.
      À l'origine, toutes les habitations de Monpazier étaient de dimensions identiques, à savoir 8 mètres de façade pour 20 mètres de profondeur. À Monpazier, les «andrones» sont encore bien visibles.
    • Une enceinte encerclait la ville. Le rempart et les fossés étaient renforcés par la construction de 6 tours-portes à gorge situées aux accès principaux de la ville. Ce type de fortification était implanté dès l’origine de la bastide. Il ne subsiste de ces ouvrages que 2 tours-portes au nord et une au sud. Monpazier apparaît comme une place forte avec un système défensif de qualité : assommoir, vantaux, ouvrages du début du XIV ème siècle défendus par une herse. Le système défensif fut détruit sous Richelieu.
    • Les Carreyras : Le plan structuré de la bastide est organisé en plusieurs types de voies dont les carreyras et les carreyrous. L'édification de ces villes-neuves s'accompagnait d'une idéologie différente de l'époque: ce projet socio-économique voulant être égalitaire, chacun se voyait attribuer des parcelles à bâtir de taille égale
    • La place des Cornières : La place centrale carrée (45 m de côté bordé de maisons du XIIIe.), munie d'une halle, est l’élément ordonnateur du plan. La place des Cornières de Monpazier était le lieu d’échange, de commerce, de justice. Le marché s’y tenait le jeudi ainsi que les jours de foires annuelles. Autour de la place, 23 maisons à portiques ouverts, édifiées du XIII ème au XVII ème siècle, forment des avant-boutiques : les cornières, soutenues par de larges piliers de pierres, communiquent avec la place par des arcades. Des baies ouvragées munies de trilobes, colonettes, chapiteaux ornés sont toujours visibles aujourd'hui.Un puits se trouve à l’un de ses angles.
    • La halle centrale du XIIIe s. , charpente en châtaignier du XVIe, qui a conservé ses mesures à grains.
    • Maison dite «Du Chapitre» : est un édifice situé à proximité de l'église Saint Dominique, rue Notre Dame. C'est l'une des maisons les plus imposantes de la bastide de par sa hauteur et sa largeur (elle occupe 2 lots à bâtir). Elle accueillait les chanoines de la collégiale et servait de lieu de stockage pour les biens récoltés lors du prélèvement de l'impôt ecclésial: la dîme. La façade témoigne de la richesse architecturale du bâti du XIIIème siècle: baies géminées, à croisée, vestiges de cheminée, corbeaux en pierre ( éléments permettant de soutenir les planchers).




    • Les Recollets : s'installèrent dans la bastide en 1644. Le couvent se situait au sud-est de l'église Saint-Dominique. Cet ensemble architectural fut agrandi par nécessité de place. Il fut occupé au XVIIIème siècle par la congrégation Sainte-Marthe de Périgueux. Les sœurs y promulguaient des soins aux pauvres et s'occupaient de l'instruction des jeunes filles. Aujourd'hui une partie de ces locaux, nommés Atelier des Bastides, accueille des expositions permanentes (exposition Jean Galmot site web , photos ancienne de la vie quotidienne à Monpazier et exposition mise en place par le groupe archéologique de Monpazier) et temporaires.



    • L'eau... : L'eau était l'élément essentiel dans une bastide. A l'intérieur de l'enceinte, le puits public siège au centre de la place des Cornières. Certains aménagements se trouvaient à l'extérieur de l'enceinte:
      • Au nord-est, le puits du lavoir est protégé par un édifice avec en partie supérieure un fronton surbaissé De forme rectangulaire, le lavoir était protégé par un auvent et est approvisionné par l'eau de source.
      • un petit édifice surmonté d'un tympan abrite la fontaine des amours. Sur les piédroits, maintenant le fronton du bâti, 2 cœurs sont gravés. Ils encadrent l'inscription « Fontaine des amours ».
      • Les andrones, petits espaces de 30 cm entre 2 bâtiments, servaient d'évacuation pour les immondices et les eaux de pluie. Des latrines ont été conservées dans certaines andrones de la bastide.



  • -Architecture sacrée
    • L’église Saint-Dominique.
      Pôle urbain important mais secondaire de par son emplacement, l’église Saint-Dominique de Monpazier est un édifice sobre, comme il est de coutume dans les églises de bastides. Toutefois, il est le seul édifice monumental dans ce paysage d’habitations similaires juxtaposées. C’est une église composée d’une nef unique de 3 travées barlongues suivie d’un chœur à travée droite et d'une abside polygonale ( à 5 pans). Elle fut construite en 2 temps : dès la fondation de la ville et au XV ème siècle. L'importance des masses et des contreforts l'apparente au style gothique méridional..



Citation :

Sources
- Dordogne-périgord.com
- Site de la mairie
- Wikipedia

Citation :

Historique du Fief :
-

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