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 [Seigneurie de Mérite] Dirac

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zoyah



Nombre de messages : 1003
Localisation : Périgueux
Emploi : ne ploie pas
Date d'inscription : 20/11/2011

MessageSujet: [Seigneurie de Mérite] Dirac   12.07.12 7:21

DIRAC



- -

Héraldisme
  • Rang du fief : Seigneurie
  • Blasonnement : De gueules à deux léopards d'argent, l'un sur l'autre.
  • Ancien nom :Adiracum (XIIe s.) - Diraco (1233)
  • Devise :
  • Actuel Seigneur :
  • Ancien Seigneur : -
  • Nom des habitants : Diracois et Diracoises

  • Seigneuries historiques :

  • Seigneuries octroyées : -


Situation géographique : Située au sud-est d'Angoulême (à 9km). Dirac est au bord de la vallée de l'Anguienne et aux sources de ce même ruisseau qui se jette dans la Charente à Angoulême et découpe son plateau. Les "Eaux-Claires", autre petit affluent de la Charente qui traverse la commune de Puymoyen et se jette dans la Charente à Saint-Michel-d'Entraigues, prend sa source en limite sud de la commune. Le bourg de Dirac forme une vaste clairière dans la forêt de Dirac qui occupe le plateau entre les vallées de l'Anguienne et des Eaux-Claires.



Généralités historiques
  • Seigneurie relevant de l'Evêque d'Angoulême et était tenu par les TISON D'ARGENCE, ancienne famille d’Angoumois qui portaient : d’or, à deux lions passants de gueules, posés l’un sur l’autre, et au lambel de trois pendants d’azur.
    - Dénombrement fourni le 2 février 1479 par Jean Tison, seigneur de Dirac et d’Argence, des cens qu’il perçoit au bourg de Saint-Martin d’Angoulême et des foires dudit lieu de Saint Martial et autres choses y déclarées.
    - Par son aveu et hommage du 20 mai 1558, Benoît Tizon, chevalier, seigneur d’Argence « avoue tenir de Mons. l’évêque d’Angoulême le fief et logis noble de la Monette, ses jardins et appartenances et plusieurs autres maisons en la dite ville et confrontées par le dit dénombrement. Item, tous les debvoirs qu’il a accoustumé de prendre lorsque Mons. l’évêque célèbre premièrement messe en l’église Saint-Pierre d’Angoulesme, soit en pain, vin, poisson, plat garny, la couppe ou tasse du dit sieur évesque le jour de son entrée et première messe, soit en vesselle d’argent ou aultres espèces, et moyennant ce, le dict Tizon ou aultre pour luy, doibt seulement servir le premier plat et en trancher devant le dict seigneur évesque. »

  • Les TISON, originaires de la région de La Rochefoucauld vers l'an 1000, furent propriétaires du repaire féodal de Dirac, deux siècles plus tard. Dans les années 1350, ils devinrent les seigneurs du fief noble d'Argence en Champniers. Ils furent sénéchaux et prévôts des évêques d'Angoulême, de père en fils. Ceux-ci leur avaient concédé des forêts (la Faye en Dirac, la Faye à Vars, etc.), avec mission de surveiller et de gérer ces domaines. Dans l'évolution de la féodalité naissante, ils s'installèrent petit à petit en véritables hobereaux, défrichant et vendant les bois, tout en aménageant pour eux-mêmes des lieux retranchés qui devinrent par la suite des repaires, ou forteresses féodales. L’un d’entre eux, le chevalier Tison d'Argence qui revenant des croisades, rapporta des bulbes de safran qu'il planta sur le territoire de la commune de Champniers. Dès le XVIème siècle la culture de la vigne et du safran font la richesse des Chaniérauds. ISON Hugues, écuyer, seigneur de Dirac (vivant en 1180). Il signa un acte de compromis et de partage entre Jean de Saint-Val, évêque d'Angoulême (1182-1204), et lui même, au sujet de la forêt de la Faye et autres terres en la paroisse de Dirac, en présence de Raoul et Pierre, abbés de Saint-Cybard et Cellefrouin. Il y était dit que de longues querelles avaient eu lieu entre les évêques et leurs sénéchaux et prévôts touchant cette forêt, et que leur descendant Hugues fit cette transaction avec Jean pour y mettre fin. (Il n'en fut rien comme le prouvèrent les nombreux procès des siècles suivants). Tous les efforts des TISON tendirent à accroître leurs possessions et leurs droits au préjudice des évêques, seigneurs temporels de Dirac, dont ils étaient primitivement les officiers et employés.

  • Les seigneurs de Dirac :
    TISON Robert
    TISON Hélie, dit TISON d'Argence.
    Il fut cité présent à la bataille de Poitiers, l'an 1356, où il combattit avec beaucoup de valeur auprès
    de la personne du roi Jean le Bon, et fut pris avec lui. Prisonnier, il dut payer au "Prince Noir", 300
    écus et 50 florins de France pour sa rançon.
    Il fut le premier TISON connu portant le titre de TISON d'ARGENCE.
    TISON Arnaud, doyen du chapitre cathédral d'Angoulême de 1351 à 1371.
    TISON Pierre, évêque de Périgueux, 27 juillet 1349
    TISON Jourdain, seigneur d'Argence et de Dirac.
    TISON d'Argence Louis.
    TISON Martin, écuyer, qualifié sieur de Dirac et d'Argence.
    TISON Jean.
    TISON Charles
    TISON Benoit, écuyer, seigneur de Dirac, et d'Argence
    TISON François, sieur de Dirac avant 1578

  • Dirac, Adiracum au XIIe siècle, ville développée à partir du Domaine d’Atitrius, riche propriétaire terrien. L’origine du nom de Dirac vient probablement du nom d’un homme latin (ATIRIUS) ou gaulois (DIRUS) + le suffixe « ac » venant du latin « aqua » (eau), suffixe très répandu dans la région. La commune est dans la langue d'oïl, et marque la limite avec le domaine occitan (à l'est).

  • Faits divers :
    - Au "Chêne du pendu", fut exécuté Louis Marsault du village des Ribondayne, le 3 juillet 1521.
    - Les "Terres Sarrasines" : Dans ce champ appelé « Terre Sarrasine », on a découvert des cercueils en pierre en assez grand nombre. On suppose que ce lieu servait de champ de sépulture à des sarrasins établis dans le pays après la bataille de Tours – Poitiers (Charles Martel en 732 quoi, note GFR). Des bandes errantes de l’armée arabe restèrent dans nos contrées. Ces étrangers vécurent longtemps à part, craints et méprisés à la fois par les populations alentour. On remarque en effet, à l’est et au sud de la commune de Dirac, des profils qui rappellent le type arabe le plus pur. Les femmes surtout ont le teint très brun, quoique coloré, le nez arqué et les cheveux des plus beaux noirs.



Vestiges préhistoriques et antiques
  • Grottes Préhistoriques
    Situées sous le château, elle servirent d'habitat préhistorique. Murées par la suite vers la vallée et agrandies, on y creusa des accès vers le plateau. Les salles ainsi creusées furent utilisées a l'époque gallo-romaine pour le culte de Mythra probablement.
  • Pierre-Levade
    Une enquête de 1572 parle d'une grosse pierre sur trois bourdons, appelée Pierre-Levade


Architecture civile
  • Le château de Dirac ou Forteresse du Cluzeau (refuge ou fort de falaise) (XVe s.)
    Château du XVe siècle (Moyen Age). résidence des Tison d’Argence (Vieille famille angoumoisine) depuis Hugues Tison en 1202 jusqu’en 1808. Compris dans une enceinte triangulaire, il était défendu par de nombreuses tours médiévales. Deux crénelées, majestueuses, encadraient le logis carré construit à la place du logis primitif. Leur superstructure qui comprenait des mâchicoulis a été remaniée (maison moderne). Le château et ses souterrains servirent de refuge aux villageois surtout lors de la guerre de Cent Ans. Ce fort redoutable n’était accessible que du coté sud-est. Il avait comme défenses, de larges fossés taillés dans le roc au-dessus de l’Anguienne qui rendaient son approche difficile. La porte entrée nord pourvue d’un pont-levis défendu par 2 tours. Dans les oubliettes de la tour nord, les seigneurs jetaient là leurs prisonniers. Toute évasion était impossible. La fosse profonde ne communiquait avec l'extérieur qu’au moyen d’un trou circulaire par lequel on descendait le malheureux et par lequel on lui faisait passer sa nourriture quand toutefois on ne le faisait pas mourir de la faim. Sous le château, des grottes servirent d'habitat préhistorique. Murées par la suite vers la vallée et agrandies, on y creusa des accès vers le plateau. Les salles ainsi creusées furent utilisées a l'époque gallo-romaine pour le culte de Mythra probablement. Sur la porte du château, on reconnait , bien que mutilées, les armes des Tisons d’Argence : d’or à deux lions passants de gueule et au lambel à 3 pendants d’azur. Le corps de logis fut reconstruit à plusieurs reprises. Après la révolution, le château fut vendu comme
    Bien National. Il était en ruines en 1844.



  • Le logis d'Hurtebise (XVIIIe s.)
    L'actuel a été construit à partir de 1723 en respectant l'ancien logis et sa porte en plein cintre surmontée d'une bretèche. L'avant corps s'élève au centre en faible saillie, et est surmonté d'un fronton triangulaire. Dans la cour, restes de l'ancien logis de Puypéset.
    Le château d'Hurtebise, anciennement appelé Puypésent, commune de dirac, fut le fief noble de Hugues Vessat qui vendit ce Dommaine à Cybard Couillaud dit plus tard d'Hauteclaire, juge des exempts à Angoulème. En 1499 le 14 septembre, contrat de mariage entre le sieur Hugues de Vessat écuyer seigneur d'Hurtebise en Angoumois et damoiselle Catherine du Breuil-Bernac. Hurbebise était mouvant de La Couronne, à muance de seigneur et de vassal, sous hommage lige et au devoir d'une paire de gants blancs ou 12 *. Hugues Vessat le vendit au XVe siècle à Cybard Couillaud, juge des exempts, marié à Jeanne Girard. François Couillaud le vendit, le 20 janvier 1574, à Françoise de Ferrière, veuve de Geoffroy de Hauteclaire, qui le revendit aussitôt à Mr de Bony, évêque d'Angoulême. A la mort de ce dernier il fut acquis par François Redon, éc. seigneur de Neuillac et Pranzac, et passa avec Pranzac à la famille Pérusse des Cars par le mariage, en 1682, de Marie-Barbe-Françoise de Redon avec François Pérusse des Cars.

  • Logis de la Reinerie (XVIIIe s.)
    Le modeste corps d'habitation, avec porte moulurée se prolonge de deux petits pavillons bas latéraux, avec tours rondes couvertes de toits coniques en mauvais état.

  • Mairie
    Très sobre édifice charentais du XVIII


Architecture sacrée
  • Eglise Saint-Martial (XIIe - XVe s.)
    L'église Saint-Martial, faite pour l’évêque de Limoges du XIIe siècle a été remaniée au XVe siècle. Dans le bourg, l'église St Martial constitue l'un des principaux attraits monumentaux. Construite au XIIe siècle, de style roman, elle possède encore deux cloches datant de 1591 et elle est classée monument historique depuis 1913. Latéralement, deux chapelles du XVe siècle ont été rajoutées à l'édifice. L'une d'elle porte les armoiries des Tison d'Argence, anciens seigneurs du château de Dirac, et abrite leur caveau.



  • Le Prieuré (XIX es.)
    Daté de la fin du XIX, il abrita la Congrégation Notre-Dame-des-Anges qui créa la première école de filles de Dirac. L'école fut dissoute en 1905 lorsque l'école communale créa une classe de filles.


Ressources Naturelles
  • Carrières de pierre de taille, souterraines ou à ciel ouvert,


Citation :
Historique du Fief

Citation :

Sources
- Famille Tison
- Terres et fiefs relevant de l'Évêché d'Angoulême
- Vallée de l'Echelle
- Wikipedia
- Base Mérimée
- Dirac
- Hurtebise


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Henry_de_Silly
Comte(sse) du Périgord-Angoumois


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Date d'inscription : 26/04/2010

MessageSujet: Re: [Seigneurie de Mérite] Dirac   25.09.12 22:03

Citation :

    Nous, Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, Roi d'Armes de France, et ainsi connue sous le nom de Montjoie,

      Savoir faisons à tous présents et à venir :

      Qu'en vertu des coutumes et lois héraldiques royales et après consultation et votation du Collège Héraldique de France, validons et contresignons la demande de Sa Grandeur Renlie d'Evrecy, comte du Périgord et de l'Angoumois, quant à l'octroi d'un fief de mérite sur les terres du Périgord et de l'Angoumois à Chevalier16.

      Qu'après recherches héraldiques dûment étayées et validées, confirmons que le fief de Dirac est bien fief mouvant du comté du Périgord et de l'Angoumois.

      Et qu'en conséquence de quoi, messire Chevalier16 se voit octroyer le fief de mérite de Dirac, érigé en seigneurie et portera, après prime allégeance en bonne et due forme, « de gueules, à deux léopards d'argent, l'un sur l'autre », soit après dessin :




      En foi de quoi, afin que ce soit chose stable et ferme à toujours, nous avons signé de notre main et fait mettre et apposer notre sceau à cette présente annonce par nous faite et passée et donnée le 28ième jour de Juillet de l'an de grâce MCDLX.




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