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 [Seigneurie de Mérite] L'Herm

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zoyah

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MessageSujet: [Seigneurie de Mérite] L'Herm   28.04.12 23:15

L'Herm





Héraldisme
  • Rang du fief : Seigneurie
  • Blasonnement : De gueules chapé d'argent
  • Ancien nom :
  • Devise : -
  • Actuel Seigneur :
  • Ancien Seigneur : -
  • Nom des habitants : -
  • Seigneuries historiques :
    - Le Daut (commune de Rouffignac. — Dos, 1739 (Acte not.). Ancien repaire noble. )
  • Seigneuries octroyées : -


Situation géographique : Sur le territoire de Rouffignac-St-Cernin-de-Reilhac, le château est situé à environs une lieue au Nord-Ouest de Rouffignac au cœur de la forêt de la Barade.


Généralités historiques
  • Attesté dès 1309 (cité en 1384 sous le nom de «Heremus»), la juridiction de l’Herm est assurée par plusieurs co-seigneurs dont Hugues de l’Herm, jusqu’à la fin du XVe, date à laquelle il devient propriété de la famille Calvimont.

  • Ancien fief des Calvimont (écartelé : aux 1 et 4 de sable au lion d'or ; aux 2 et 3 de gueules à la tour d'or), des Jalquin puis propriété des Plassard.



  • L’actuel château est construit entre 1480 et 1512 par Jean III de Calvimont, membre du parlement de Bordeaux. L'histoire de ce château est marquée par une longue série de crimes. En 1605, Jean III de Calvimont fut tué avec sa fille Marguerite par son gendre, François d'Aubusson, qui se remaria aussitôt avec Marie de Hautefort. Ce couple commettra une dizaine de meurtres. À la suite d'un procès il tomba, en 1682, dans le domaine des marquis d'Hautefort, qui l'oublièrent.

  • La seigneurie de l'Herm apparaît dans les textes au XIVe siècle, suite au démembrement de la seigneurie de Reilhac. La seigneurie justicière de l'Herm, mise en place par la famille de Calvimont à l'orée du XVe siècle, s'étendait au XVIIe siècle sur les paroisses de : Rouffignac, Plazac, Milhac et Tursac. La seigneurie foncière était beaucoup plus étendue ; aux paroisses déjà citées il faut ajouter : St Léon sur Vézère, Bars, Fanlac et Fossemagne . La plus grande partie de la seigneurie de Rouffignac était tenue par la famille de Souilhac ; cependant quelques seigneurs possédaient des droits sur cette paroisse. Ainsi les Calvimont à l'Herm et au Cheylard, les Aubusson seigneurs de Miremont dans la partie sud et les Abzac seigneurs de la Douze dans la partie ouest de la paroisse.

  • A la fin du XVe siècle, la famille de Calvimont fait son apparition suite à son achat de la terre et seigneurie de l'Herm. C'est une famille issue du notariat ; on retrouve ainsi Jean II deuxième du nom conseiller au parlement de Bordeaux et surtout Jean III, dit "le Second Président", son fils ambassadeur du roi François I er après de Charles Quint, roi d'Espagne. La famille de Calvimont se maintient à l'Herm jusqu'en 1605, date de l'assassinat de la dernière héritière Marguerite de Calvimont, fille de Jean IV. La mort de cette jeune femme à donné lieu à une légende : La légende de la main de cire



  • Le XVIIe siècle est marqué par le règne de Marie de Hautefort, veuve de François d'Aubusson. En 1642, la seigneurie de l'Herm est mise en vente suite à de nombreux assassinats - la tragédie de l'Herm - beaucoup de familles annexes prétendaient détenir un droit sur ces terres. Il y a une adjudication en 1679 et la vente est réalisée en 1682. C'est la nièce de Marie de Hautefort (dénommée elle aussi Marie de Hautefort, et connue également sous le délicat surnom de "l'Aurore") qui l'acquiert, mais elle n'habite pas le château. Celui-ci est peu à peu délaissé et abandonné par les Hautefort eux-même qui érigent la ferme principale de la seigneurie en siège de juridiction. Celle-ci fonctionne jusqu'en 1830, date à laquelle les Hautefort vendent le domaine, qui est alors démembré en plusieurs lots.

  • En 1899, Eugène Le Roy, romancier périgourdin s'inspire de cette ruine romantique pour y placer le décor de son roman "Jacquou le Croquant" dont les réalisateurs Stellio Lorenzi fera un feuilleton diffusé en 1967 et Laurent Boutonnat un film sorti dans les salles en janvier 2007.


Vestiges préhistoriques et antiques



Architecture civile
  • Château
    Avant le château actuel se trouvait à l'Herm un château fort dont il reste les douves (5 à 7 m de profondeur en moyenne) entourant le site et le pied droit ouest du châtelet d'entrée qui abritait le pont-levis s'abattant sur le pont en pierre toujours en place. L'archéologie des élévations est en cours de réalisation.
    Le château actuel, de style gothique flamboyant, a été érigé entre1510 et 1530 par Jean III de Calvimont (second président au Parlement de Bordeaux).
    Il est composé d'un corps de logis rectangulaire d'environ 25 m sur 10 m (Petites salles et Grandes salles), flanqué de deux grosses tours rondes (Chambres et Oubliette) contenant une pièce carrée d'environ 25 m². Les murs sont épais de plusieurs mètres. A l'opposé des tours rondes vient une troisième tour qui renferme l'escalier à vis (Escalier et Chambre au trésor)

    • Les petites salles
      Ces pièces (d'une superficie de 50 m²) dotées de cheminées à chaque étage avaient une fonction pratique, c'est là que résidaient réellement les seigneurs du château. Au sous-sol se trouvent les caves où étaient conservés les aliments. Au rez-de-chaussée se trouve la cuisine. Elle est fonctionelle et possède un bon éclairage. La grande cheminée en anse de panier assure la cuisson des aliments et la chaleur de la pièce. Un évier et une porte de service donnant sur l’extérieur complétaient ces aménagement. Au 1er étage se trouve la chambre dite « chambre de Madame », elle était carrelée de terre cuite, bien éclairée et chauffée.Au 2ème étage, la pièce est également une chambre, dite « au dessus de celle de
      Madame », elle est pavée de briques.



    • Les grandes salles

      Au rez-de-chaussée : La Salle Basse. Pièce où se prenaient les repas, à côté de la cuisine. On peut remarquer à droite de la cheminée un vestige des enduits. Il est formé de fausses pierres rehaussées d’un trait noir sur fond beige. A noter aussi le vestige d’un sol en petits calcaires, appellé localement ‘pisé’ ou ‘pichat’. Cette salle était donc pisée en pierres.



      Au premier étage : La Salle
      C’est là que le seigneur de l’Herm reçoit ses fidèles, règle ses affaires et rend la justice. Elle est située à l’étage, ce qui oblige les personnes à monter l’escalier de façon à admirer la puissance du maître des lieux.
      Cette pièce est caractérisée par un décor soigné : ici pas d’enduits mais des tapisseries devaient orner les murs et réchauffer la salle.
      La cheminée de cette pièce est d’un style recherché. Les piédroits sont décorés de moulures prismatiques. Le manteau portant les armoiries est encadré par un accolade à choux frisés traversant une sorte de larmier avant de s’épanouir en fleuron. Deux rosaces en bas-relief décorent le manteau qui est soutenu par deux anges ailés. On distingue bien celui de droite ; il s’agit d’un musicien qui joue d’un instrument à corde.



      Au deuxième étage : La Salle Haute
      C’est une pièce privée, la « chambre » du seigneur et de sa famille (la chambre à coucher proprement dite se trouve dans la tour) où il reçoit ses intimes.
      La cheminée est aussi très belle, quoique plus sobre. L’accent est mis sur les armoiries sculptées, dans une pierre plus jaune différente du reste des cheminées, soutenues par deux anges ailés.

    • Les Chambres
      Au rez-de-chaussée de la tour se trouvait la chambre de tir qui permettait la défense du pont-levis grâce à un petit canon. L’inventaire nous précise qu’autrefois cette pièce contenait un pressoir.
      A l'étage se trouve une autre chambre appelée « chambre des filles », elle aussi carrelée, éclairée et chauffée. Un texte nous apprend que c'est la chambre de Marguerite de Calvimont (assassinée en 1605). [ La tragédie de l'Herm ]
      Au deuxième étage, une dernière chambre appelée « sur celles de filles » est installée dans la tour.
      Dans les combles, au dessus des chambres et des petites salles, étaient logés les serviteurs, principalement ceux qui vivaient avec les enfants du château, la dame de compagnie de Madame et quelques personnes de confiance assurant la garde du château.



    • La Porte d'Entrée
      D’esprit flamboyant mais déjà touché par la Renaissance, le portail du château s’ouvre sous une quadruple voussure dont l’ogive encadrait un écoiçon aujourd’hui disparu, portant les armoiries de la famille. Les nervures prismatiques sont traitées avec vigueur, les piédroits abondamment moulurés. Une première archivolte est décorée d’une broderie de petits arcs trilobés qui se recoupent. Elle se termine à la pointe par une étoile à six branches inscrivant un petit écu fruste. Une seconde archivolte en accolade porte des choux frisés et lance très haut son pinacle. Ce portail était encadré par deux chevaliers en armes.

    • L'Escalier à vis
      La tour d’escalier, chef-d’œuvre exceptionnel d’architecture gothique flamboyant contient le seul et unique escalier du château.
      La cage d’escalier mesure 5 m de largeur, les marches de 2,50 m sont formées d’une pierre calcaire monolithe ; la vis du noyau central est torsadée et moulurée ; chaque marche porte vers le noyau un décor en trompe-l’œil. Attiré par cette ornementation qui va s’amincissant du pilier vers le mur l’oeil ne focalise plus sur la masse que représente les marches.
      L’escalier comporte une autre particularité, les hauteurs de plafonds ne sont pas constants : pour accéder du rez-de-chaussée au premier étage l’escalier fait un tour et demi ; du premier au second et du second au troisième il n’en fait qu’un seul. Pour compenser ce demi-tour manquant, on a donc ajouté des marches et elles ont été surélevées (de 17 elles passent à 19 cm).

    • Le Palmier de Pierre
      La vis torsadée du noyau central de l’escalier s’épanouit en un véritable « palmier de pierre ».
      Le noyau central s’éclate en 4 pétales ou voûtes d’arêtes (les liernes) dont les extrémités retombent pour 3 d’entre elles sur des culots décorés et soutenus en dehors par les contreforts et le quatrième sur le mur porteur de la tour. Ces liernes sont relayées (afin que la poussée soit également répartie) par un faisceau d’arêtes (les tiercerons) formant un cercle entrecoupé de clés de voûtes décorées (armes des Calvimont, lettres IHS entrelacées (monogramme du Christ), décor végétal…).



      L’escalier et sa terminaison sont d’une rare élégance sur le plan esthétique mais également d’un point de vue stéréotomique (art de tailler et assembler les pierres) ; en effet, les poussées en présence s’annulent elles-mêmes : la poussée verticale et horizontale qu’exerce la voûte en palmier se répartit verticalement sur la vis de l’escalier et horizontalement sur les culots contrebutés par les contreforts extérieurs ; ce qui nous montre la rigueur exemplaire de la mise en œuvre car, le cas échéant, la voûte se serait affaissée puis écroulée.

    • La chambre au trésor
      Au XVIe siècle, cette pièce abritait la chapelle seigneuriale. Protégée à son sommet et à sa base par une voûte en pierre elle servit ensuite au rangement des coffres contenant les papiers de famille. Son nom vient de cette fonction, le trésor est dans les papiers, garants de la propriété. Elle servait aussi de chambre de guet pour les gardes chargés de la sécurité du château.


  • Les Oubliettes
    Plan des prisons de l’Herm (oubliette chère à Victor Hugo) : il y a deux cachots superposés ; le plus bas se trouve au niveau des fossés. Dans le roman de Eugène Le Roy, Jacquou est enfermé par l’odieux Nansac dans ces «oubliettes» pendant 4 jours et 4 nuits à la merci des rats… [ Jacquou le Croquant ]



    Pratiquement tous les châteaux possèdent des cachots utilisés parfois en glacières ; en effet, l’usage de conserver la glace pour rafraîchir les boissons ou pour des besoins médicaux est connu depuis l’Antiquité. A l’Herm, nous avons 2 cachots superposé puisque le seigneur de l’Herm détenait sur sa seigneurie les droits de justice haute, moyenne et basse (c’est-à-dire le droit de juger tous les cas relevant de sa juridiction) ; il lui fallait donc un lieu de détention (le cachot du haut) et un lieu où le prévenu pouvait purger sa peine (le cachot du bas).



  • Les Latrines
    A l’Herm, il y a 4 latrines ou toilettes de type à fosse, installées dans les angles des murs du corps de logis au premier et deuxième étage. Les conduits sont aménagés dans la maçonnerie et débouchent dans une fosse au pied des fenêtres d’aération.

    Évolution des latrines : 3 types principaux
    - Latrines à fosse : aménagées dans l’épaisseur du mur avec un conduit d’évacuation donnant dans une fosse régulièrement curée à l’aplomb du mur.
    - Latrines à conduit biais : le conduit débouche directement sur le parement des murs, c’est le système le moins hygiénique (pollution visuelle et olfactive).
    - Latrines à encorbellement : projetées au dessus du fossé généralement, les déjections s’évacuent avec les eaux des douves ; en dépit de cet inconvénient, c’est le système le plus couramment employé car facile à mettre en œuvre donc moins onéreux.




Architecture sacrée


Ressources Naturelles
  • Forêt de la Barade


Citation :
Historique du Fief

Citation :

Sources
- Château de l'Herm
- Dordogne-périgord.com





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