AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Bienvenue au chateau de Périgueux


Partagez | 
 

 [Seigneurie de Mérite] La Tour Blanche

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
zoyah



Nombre de messages : 1003
Localisation : Périgueux
Emploi : ne ploie pas
Date d'inscription : 20/11/2011

MessageSujet: [Seigneurie de Mérite] La Tour Blanche   05.03.12 12:46

La Tour-Blanche


- -

Héraldisme

  • Rang du fief :
  • Blasonnement : D'azur à la tour donjonnée de trois pièces d'argent (Famille De La Tour)
  • Ancien nom : Castri de Turre (XIIIe s.) - Turris Alba, 1382
  • Devise : -
  • Actuel Seigneur : Aleen
  • Ancien Seigneur : -
  • Nom des habitants :
  • Seigneuries historiques :
    - Marnac
    - Flayac
  • Seigneuries octroyées : -


Situation géographique :


Généralités historiques

  • La châtellenie de la Tour-Blanche, comprenant Cercle, la Chapelle-Montabourlet et des parties de Cherval, Goûts, Léguillac, Rossignol, Verteillac, formait une enclave de la sénéchaussée d'Angoumois en Périgord (Statist. de la Charente). Patrons : saint Pierre et saint Paul.
  • La Tour-Blanche était un village d'une relative importance aux 12e et 13e siècles et faisait alors partie du Périgord. C'est au 14e siècle que le bourg devint le chef-lieu d'une châtellenie, comprenant les paroisses de Cercles et la Chapelle-Montabourlet, et des parcelles d'autres paroisses avoisinantes, qui formait une enclave de la sénéchaussée d'Angoumois en Périgord. Féodalement, la châtellenie de la Tour-Blanche relevait des évêques d'Angoulême ; comprise dans le domaine des vicomtes de Limoges, aliénée par eux à une époque incertaine, elle appartenait en 1354, par indivis, à Pierre de la Tour. Elle resta une enclave de l'Angoumois jusqu'en 1790.
  • Au Moyen Age, une enceinte percée de cinq portes - porte du cheval blanc, porte du château, porte du moulin ou porte latine, porte de la Faye et porte de Périgueux -, fermait totalement la ville. S'appuyant sur les fossés et les remparts qui ceinturaient le château, elle clôturait ainsi le côté sud-est du bourg. A l'intérieur du castrum, une première église fut incendiée vers 1560. L'actuelle église paroissiale a été construite dans les faubourgs, son choeur étant à l'origine la chapelle d'un hospice. L'hôtel particulier du début du 17e siècle, proche de l'ancienne place du Marché-Dieu, se trouvait autrefois dans les faubourgs, à la limite du castrum. Face à cet édifice se trouve la halle située hors du castrum. L'importance de la Tour-Blanche au 13e siècle est indubitable ; il y existait effectivement un marché et un péage.
  • Le village, qui doit son nom au château fort qui le domine, culmine à 140 mètres d'altitude. Connu pour les carrières de pierre qui l'environnent, le village s'est développé au nord-ouest de son château fort. Le tracé des fortifications de l'ancien castrum, dont une partie est conservée près du moulin banal, est nettement visible sur les plans cadastraux. Il en est de même pour l'enceinte propre au château. En dehors de l'enceinte du village, des vestiges de baies du 13e ou du 14e siècle indiquent que la Tour-Blanche a rapidement développé des faubourgs. Le bourg occupe le côté oriental du territoire communal, à la limite de celui de Cercles et à l'est du canton. Il se situe à moins de 10 kilomètres de Verteillac et à 35 kilomètres au nord-ouest de Périgueux. La route de Périgueux à Angoulême, passant par la Tour-Blanche, remplace une ancienne voie romaine qui traversait le bourg au Moyen Age.
  • On cite le "Castri de Turre" au 13e siècle puis "Turris alba" en 1382. Une première construction est probable au 11e siècle. Le terme de donjon désignait au Moyen Age la motte et, par extension, la retraite seigneuriale implantée en ce lieu. La tour, la "turris", au coeur du castrum, est le monument représentatif de l'autorité seigneuriale. La famille de la Tour fut puissante aux 12e et 13e siècles ; Adhémar de la Tour, attesté en 1190, devient évêque de Périgueux. De 1248 à 1254, le seigneur de la Tour est aux côtés de Saint-Louis. Vers 1350, la Tour-Blanche est assiégée par les Anglais, puis repris par Du Guesclin en 1356. Vers 1370, le château est acquis par la famille de Bourdeille, la Tour devient alors baronnie, et ce jusqu'à la Révolution ; entre 1600 et 1614, Pierre de Bourdeilles, abbé de Brantôme, s'y rend à plusieurs reprises. En 1738, la seigneurie de la Tour-Blanche passa à Thibaut de la Brousse, chevalier, comte et marquis de Verteillac, baron de la Tour-Blanche, gouverneur et sénéchal du Périgord. Le château fut confisqué et vendu comme bien national en 1794 à plusieurs habitants de la ville. Les guerres de religions furent fatales au château en 1569 et lors du siège de la ville en 1652 pendant la Fronde. Sur le point d'être démoli en 1906, le classement du château cette même année permit une restauration des plus urgentes. L'architecte Rapine se chargea de consolider et de restaurer le "donjon" en 1907, puis Dennery en 1909. En 1970, l'intérieur de la tour maîtresse a brûlé.


Vestiges préhistoriques et antiques

  • Grotte de Jovelle : des objets en pierre taillée datés du Paléolithique supérieur y furent trouvés[7] ; elle renferme des représentations d'animaux gravées sur les parois. Elle est inscrite depuis 1989 au titre des monuments historiques.


Architecture civile

  • Château-Fort
    Dominant le village à l'est et culminant à 150 mètres, il reste du château fort une grande tour carrée érigée en pierre blanche, un mur de courtine et une tour secondaire bâtis sur une motte remplaçant vraisemblablement un fortin en bois. La butte artificielle était entourée d'un large fossé que le Buffebale alimentait. Un pont-levis, aujourd'hui disparu, assurait la communication avec le bourg depuis l'ouest. Le château fort, dominé par sa tour maîtresse, présentait une enceinte percée d'une porte du côté occidental et trois tours carrées angulaires. Une seule d'entre elles subsiste : située dans l'angle ouest, elle conserve une échauguette sans doute agrafée au 17e siècle, et est reliée extérieurement à la tour maîtresse par une courtine où courent encore les corbeaux à triple consoles des mâchicoulis, et intérieurement par un corps de logis. Au nord et à l'est, on observe la base des deux autres tours carrées entre lesquelles un second logis fut construit à la Renaissance. Aujourd'hui éventrée, la tour principale, traditionnellement appelée le donjon, est enveloppée de contreforts plats percés de baies au traitement gothique, réunis par des arcatures qui évoquent le répertoire architectural religieux. Les corbeaux des mâchicoulis, d'après un document de la fin du 19e siècle, dateraient du 15e siècle, mais il faut rappeler que les maçonneries ont été presque totalement reconstruites au début du 20e siècle. Le logis fut remanié à la Renaissance et au 17e siècle, et finalement détruit au 19e siècle pour être remplacé par une demeure bourgeoise à un étage carré et comble à surcroît. A l'intérieur de la motte, on peut noter la présence de belles caves voûtées avec silos pour la conservation des grains.


  • Château de Jovelle (ruines du), XIIIe siècle XIVe siècle, inscrit depuis 1948.
    Selon une légende, le Prince Noir habita Jovelle pendant la guerre de Cent ans. Charles VII y établit son quartier général pendant quatre mois. Du château, il ne reste que les remparts qui ferment la cour, une partie du donjon dont les créneaux ont été refaits, et la chapelle romane qui se dresse à pic. Dans la cour, présence d'un puits en pierre du 17e siècle. Des communs complètent l'ensemble.
  • Le Manoir de Nanchapt ou Château de Roumailhac
    Cette maison noble ou "Manoir de Nanchapt" construite aux 16ème et 17ème siècles fut achevée en 1617 par Monsieur Louis Mérigat. Restaurée au 18ème, sa façade et toiture furent inscrites aux Monuments Historiques en 1948. Demeure composée de deux corps de bâtiments soudés en équerre par une tour hexagonale d'escalier. Les lucarnes de la cour ont leur rampant décoré d'un singe et d'un chien sculptés. Une figure grotesque d'homme enjambe le sommet du rampant.


  • La Halle
    Construite au 18ème siècle, restaurée au 19ème puis début 21ème, c'est une place commerciale importante qui accueille foires et marchés dès ses débuts. Place rectangulaire à 2 nefs en bois, couverte par un vaste toit à croupes dont les supports en bois sont renforcés par de la pierre.
    Au Moyen-Age, La Tour Blanche est traversée par la route Périgueux-Angoulème (foires, marchés et péages remontant au 13ème siècle), cette halle a donc toujours été le lieu idéal pour un marché couvert en toute saison. En 1843, après sa restauration, elle servit même d'école ou encore de salle des fêtes. Une nouvelle restauration en 2003/2004 lui rendit ses fonctions d'origine
  • Le Colombier
    Érigé au 17e siècle, ce colombier dépendait vraisemblablement de l'hôtel de Nanchapt.
    Colombier seigneurial de plan circulaire présentant un bel appareillage en pierre de taille. Le toit conique, protégé par de la tuile plate, est percé de deux lucarnes affichant chacune un arc en accolade. Intérieurement, les boulins sont conservés, mais la présence d'un plafond ajouté postérieurement indique que la partie supérieure du colombier était destinée au stockage de denrées.
  • Moulin de la Tour-Blanche
    Figuré sur les cartes de Belleyme et de Cassini, le moulin de la Tour-Blanche ou "moulin Pavie" est donc attesté pour la seconde moitié du 18e siècle. Son origine est certainement très antérieure. Une grande partie des maçonneries actuelles ne remonte pas au-delà du 19e siècle. En 1873, le moulin est équipé d'une roue verticale à augets mue par dessus et actionnant le foulon.
    De l'ancien moulin il ne reste que les premières assises des soubassements, notamment le long du chemin du Moulin banal. Le pignon sud et une partie de la façade ouest ont été reconstruits en pierre de taille et couverts en tuile mécanique. Le noyau ancien, composé d'un rez-de-chaussée, d'un étage carré et d'un comble en surcroît est en moellon de calcaire enduit. La toiture, en tuile creuse, présente au nord une croupe très développée. L'ensemble se prolonge au nord par un bâtiment à usage de stockage couvert en tuile creuse


Architecture sacrée

  • L'église Notre-Dame de la Recluse
    Construite au 15ème siècle et restaurée au 19ème siècle, cette chapelle d'hôpital à l'origine a connu de nombreuses péripéties avant de prendre son aspect définitif. Au 15ème siècle, l'Eglise Saint Fabien et Saint Sébastien, précédée par une église romane, était bâtie près de la butte, près du château à l'intérieur de la ville. C'était une belle église de style gothique qui fût incendiée pendant les guerres de religion en même temps que le château et une partie de la ville.
    Vers 1560 après l'incendie, l'activité religieuse se reporta sur l'Eglise Notre-Dame de la Recluse, ancienne chapelle de l'hôpital, à laquelle on ajouta un clocher carré couvert d'un toit "à la Mansart" que l'on estimait au 19ème siècle sans style particulier et qui demeura jusqu'en 1898. On y apporta également la cloche de l'Eglise Saint Sébastien épargnée par les flammes, fondue en 1381, d'un poids de 900 kg.
    Autrefois on vénérait la Vierge sous le nom de Notre-Dame de la Recluse ou Notre-Dame des Faubourgs. Les nombreux pèlerins passant par le bourg pour se rendre du Périgord en Angoumois et inversement, étaient autant de pèlerins pour la Madone de ce lieu.
    D'ailleurs, au sud-est, dans le contrefort qui soutient le mur extérieur, on peut remarquer une niche abritant une vieille Madone de pierre, mutilée de la tête et des mains. Enfin en 1901, l'église se vit rajouter une horloge qui, en plus de sa fonction décorative, fut fort appréciée par la population à qui elle rendait bien des services. D'où vient ce nom de Notre-Dame de la Recluse ? Certains doucments prétendent qu'au moyen-âge près des villes fortes, des femmes pieuses se retiraient dans un reclusage, ordinairement près d'une chapelle, et s'y livraient à des exercices religieux au nom et au profit de la commune à qui appartenaient ces chapelles. Ces recluses étaient nommées par les magistrats municipaux et entretenues à leurs frais, à condition qu'elles fassent des prières pour le Roi, la ville et les bourgeois.
  • La Croix
    Dans le bourg se dresse une croix en pierre qui présente un bas-relief remarquable. Il s'agit d'une croix grecque. Ses bras sont tous de même longueur. Sur la face principale de la croix, le bas-relief représente un soleil rayonnant surmonté d'un petite étoile à cinq rayons qui désignent les cinq plaies du Christ durant la Passion.


Ressources Naturelles




Citation :
Historique du Fief



Citation :

Sources
- Mairie de La Tour-Blanche
- Base Mérimée
- Wikipédia



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://zoyahaurel.forumactif.org
Henry_de_Silly
Comte(sse) du Périgord-Angoumois


Nombre de messages : 2618
Emploi : Secrétaire d'Etat & Héraut d'Armes
Date d'inscription : 26/04/2010

MessageSujet: Re: [Seigneurie de Mérite] La Tour Blanche   29.04.12 7:15

Citation :

    Nous, Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg, Roi d'Armes de France, et ainsi connue sous le nom de Montjoie,

      Savoir faisons à tous présents et à venir :

      Qu'en vertu des coutumes et lois héraldiques royales et après consultation du Collège Héraldique de France, validons et contresignons la demande – datée du vingt-deux mars de l'an de grâce mille quatre cent soixante – de Sa Majesté le Roi de France Louis Vonafred de Varenne Salmo Salar, alors comte du Périgord et de l'Angoumois, quant à l'octroi d'un fief de mérite sur les terres dudit comté à Aleen de Pastré.

      Qu'après recherches héraldiques dûment étayées et validées, confirmons que le fief de La Tour Blanche est bien fief mouvant du comté du Périgord et de l'Angoumois.

      Et qu'en conséquence de quoi, dame Aleen de Pastré se voit octroyer le fief de mérite de La Tour Blanche, érigé en seigneurie, et portera, après prime allégeance en bonne et due forme, « d'azur, à la tour donjonnée de trois pièces d'argent et maçonnée de sable », soit après dessin :

      - -


      En foi de quoi, afin que ce soit chose stable et ferme à toujours, nous avons signé de notre main et fait mettre et apposer notre sceau à cette présente annonce par nous faite et passée et donnée le 25ième jour de mars de l'an de grâce MCDLX.




_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
[Seigneurie de Mérite] La Tour Blanche
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Seigneurie de Ménil la Tour : Feeetelfe
» Seigneurie issue de mérite de Vinay (La Tour du Pin)
» Seigneurie issue de mérite de Armieux (La Tour du Pin)
» Seigneurie issue de mérite de Vatilieu (La Tour du Pin)
» Seigneurie issue de mérite de Saint-Giraud (Varces)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Château de Périgueux :: Hérauderie du Périgord Angoumois :: Bibliothèque Héraldique :: Fiefs du Périgord et de l'Angoumois :: Fiefs Attribués-
Sauter vers: